Tu es ma poussière d'ange, très étrange,
Pâle. Frêle pelote, tu as tressé les mailles
De mon filet. Caramel, tu colles à l'émail
De mes dents. Nos coeurs se mélangent;
Il en sort un jus pressé d'oranges sanguines
Par nos yeux étonnés. Nos joues creusées
Par les sillons de ruisseaux, de torrents salés
Et capricieux sont des plaines arides et fines
La météo, les vents, l'humeur de nos coeurs
Sont si variables qu'on ne prévient pas l'orage;
On le subit. On attend l'éclaircie, les haveurs
De nuages. Ils effacent les mauvaises pages,
Les giboulées. Le ciel est pur, il est vierge
Jusqu'à ce qu'à l'horizon, s'écrive un nuage.
J'ai un peu de temps pour écrire, de nouveau...
300ème article :)
